Réduire le tabou autour de la santé mentale
Céline Jordan, quelles sont vos tâches en tant que responsable de la communication et du marketing auprès de la plateforme Aepsy ?
Aepsy propose des séances de coaching psychologique ou de psychothérapie principalement à des personnes, des couples ou des familles. Ceci dit, l’offre s’étend également aux entreprises qui souhaitent sensibiliser leurs équipes aux questions de santé mentale et proposer un soutien complémentaire à leurs collaborateurs. Dans mon rôle, je contribue à réduire le tabou autour de la santé mentale. Concrètement, je coordonne des campagnes de marketing, des évènements, ainsi que les contenus que nous publions afin de rendre le discours le plus naturel possible. Une partie de mon travail, côté marketing, est aussi plus analytique ; ce que je retrouve moins dans la communication, mais qui me plaît beaucoup.
En quoi votre activité actuelle se distingue des tâches que comprenait votre stage en communication effectué au Tribunal administratif fédéral ?
C’est assez différent. Le tribunal était beaucoup plus grand, il y avait donc davantage de communication à l’interne pour moi : actualités intranet, magazine, photographie, visites guidées, etc. Aujourd’hui, je suis plus directement impliquée dans la communication externe et dans la manière dont l’entreprise se présente, notamment en ligne. Ce sont des canaux et des niveaux de communication différents.
Qu’est-ce qui vous plaît en particulier dans votre travail actuel ?
La rapidité d’action que nous pouvons avoir. C’est un grand atout des plus petites entreprises : les décisions peuvent être très rapides et impliquer peu de personnes, ainsi nous pouvons développer le produit plus facilement et l’adapter à nos besoins. Au-delà de ça, la mission me parle beaucoup, notamment l’idée de rendre le soutien psychologique plus accessible. Je pense personnellement que si chacun peut se sentir au mieux individuellement, cela a aussi un impact positif à plus grande échelle.
«Il est très important de se poser la question pourquoi on fait certaines choses, en gardant un objectif qui nous guide, même pendant les périodes un peu plus difficiles.»
Céline Jordan
Y a-t-il également quelque chose qui vous manque ?
Parfois, ça me manque de faire partie d’un tout un peu plus grand, de pouvoir rencontrer des personnes d’autres départements lors de pauses café ou repas. C’est l’occasion de nouer des liens au-delà de sa propre équipe, mais au sein d’une même institution. Ça nous fait sortir un peu de notre bulle.
Votre langue maternelle est le français, vous avez étudié la communication à Lugano et travaillez désormais à Zurich. Votre quotidien professionnel est-il aussi plurilingue ?
Oui, tout à fait. La langue commune de l’équipe est l’anglais. En revanche, je travaille aussi en français et en italien, et je suis exposée à l’allemand en permanence. J’apprécie beaucoup de pratiquer toutes ces langues quotidiennement ; c’est très enrichissant, tant sur le plan professionnel que personnel.
Dans votre nouvel emploi, il est surtout question de santé mentale. Quels seraient vos conseils personnels pour rester en bonne santé même en période de stress au travail ?
Pour moi, il s’agit surtout de trouver un équilibre : une activité régulière qui peut être créative, sportive ou autre mais qui permet de vraiment déconnecter et qui redonne de l’énergie. Cela aide à tenir sur la durée et à éviter l’épuisement. Aussi, et c’est très important : se poser la question de pourquoi on fait certaines choses, en gardant un objectif qui nous guide, même pendant les périodes un peu plus difficiles.
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